Il y a des pavots qui poussent en ma mémoire. Des herbes sèches, des révoltes, peu d’amour. Il y a des naufrages qui s’évadent de ma salive. Je me dilue, et me dilue dans l’incertitude. L’embrun pour toute bouteille brisée, évidée de messages. Il y a des cormorans qui campent sur mes cerveaux. Des rémiges inutiles, mon servage, mon sevrage, et ce monde à recommencer. Je vois des brumes qui ressemblent à des camps, et derrière les camps apparaissent d’autres camps jusqu’au bout de la modernité. Il y a des nébuleuses jusque dans la vomissure : l’extase comme toute chose souffre de l’inflation. La perspective se replie sur elle-même. J’en veux à l’horizon.